Textualia

BlogGuide professionnel

Le Canada délivre des apostilles depuis le 11 janvier 2024 : ce qui change pour vos démarches en Espagne

La Convention Apostille de La Haye s'applique au Canada depuis le 11-01-2024. Qui délivre l'apostille (Québec inclus) et ce qui change pour vos documents en Espagne.

Si vous êtes Québécois ou Canadien et que l'Espagne est dans vos projets —retraite au soleil, achat immobilier, visa de résidence—, vos démarches viennent de gagner des semaines. Depuis le 11 janvier 2024, la Convention Apostille de La Haye est en vigueur pour le Canada : vos documents publics canadiens sont acceptés en Espagne avec une seule apostille, sans passer par l'ancienne chaîne de légalisation consulaire.

Ce qui a changé le 11 janvier 2024

Le Canada a déposé son instrument d'adhésion à la Convention de La Haye de 1961 le 12 mai 2023 —c'était d'ailleurs la 1000e action conventionnelle de l'histoire de la Conférence de La Haye— et la Convention est entrée en vigueur le 11 janvier 2024. Depuis cette date, un document public canadien destiné à l'Espagne ne passe plus par un consulat espagnol : l'apostille délivrée par l'autorité canadienne compétente est reconnue directement en Espagne et dans les plus de 120 pays de la Convention.

L'apostille et son rôle exact devant l'administration espagnole, en détail : Apostille de La Haye et traduction assermentée.

Avant : la chaîne consulaire

Jusqu'en janvier 2024, le parcours typique d'un document canadien vers l'Espagne était :

  1. Notarisation du document (lorsqu'il ne s'agissait pas d'un document public direct).
  2. Authentification par Affaires mondiales Canada ou par l'autorité provinciale.
  3. Légalisation par l'ambassade ou un consulat d'Espagne au Canada.

Trois étapes, deux ou trois organismes, des envois postaux entre la province et Ottawa, des délais comptés en semaines. Ce circuit se réduit désormais à une seule étape : demander l'apostille à l'autorité compétente. Le consulat espagnol sort de l'équation.

Qui délivre l'apostille au Canada — et la bonne nouvelle pour le Québec

Le Canada a réparti la compétence entre le fédéral et cinq provinces :

  • Affaires mondiales Canada (AMC/GAC) apostille les documents fédéraux (le certificat de la GRC, par exemple) et les documents émis ou notariés au Manitoba, au Nouveau-Brunswick, à Terre-Neuve-et-Labrador, en Nouvelle-Écosse, à l'Île-du-Prince-Édouard, au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut.
  • Cinq provinces apostillent leurs propres documents : l'Alberta, la Colombie-Britannique, l'Ontario, la Saskatchewan et le Québec, où l'autorité compétente est le Ministère de la Justice du Québec.

Pour un Québécois, cela veut dire une démarche entièrement locale : votre acte de naissance du Directeur de l'état civil ou votre acte notarié s'apostille au Québec, sans transiter par Ottawa. Un certificat de la GRC, en revanche, reste fédéral et va à Affaires mondiales Canada.

La situation du Canada face aux autres pays, dans notre tableau de référence : L'apostille par pays.

Quels documents canadiens en profitent

Les dossiers canadiens que nous voyons le plus souvent pour l'Espagne :

  • Certificat de vérification de casier judiciaire de la GRC : exigé pour le visa de résidence non lucrative et d'autres permis de séjour. Document fédéral → apostille d'AMC.
  • Actes de naissance et de mariage : émis par les registres provinciaux (au Québec, le Directeur de l'état civil) → apostille provinciale.
  • Diplômes et relevés de notes : pour l'équivalence ou l'admission dans une université espagnole ; ils passent généralement par une notarisation avant l'apostille.
  • Procurations notariées : pour acheter un bien ou obtenir votre NIE sans vous déplacer.

L'apostille ne remplace pas la traduction assermentée

C'est le point où la plupart des dossiers achoppent, alors soyons directs : l'apostille certifie l'authenticité de votre document ; la traduction assermentée le rend intelligible et valable devant l'administration espagnole. Ce sont des exigences indépendantes et cumulatives : un acte apostillé mais non traduit est rejeté, tout comme un acte traduit mais non apostillé.

Et pas n'importe quelle traduction : l'Espagne n'accepte que les traductions assermentées signées par un traducteur habilité par le MAEC (ministère espagnol des Affaires étrangères). Une traduction certifiée faite au Canada, même par un membre de l'OTTIAQ, n'a pas de valeur devant l'administration espagnole. L'ordre compte aussi : apostille d'abord, traduction ensuite, car l'apostille elle-même doit être traduite.

L'avantage québécois : vos documents émis en français se traduisent directement du français vers l'espagnol par un traducteur assermenté MAEC, sans détour par l'anglais — un intermédiaire de moins, un risque d'erreur de moins.

En résumé

  1. Depuis le 11 janvier 2024, les documents canadiens pour l'Espagne s'apostillent ; la légalisation consulaire, c'est fini.
  2. AMC apostille le fédéral ; le Québec, l'Alberta, la Colombie-Britannique, l'Ontario et la Saskatchewan apostillent leurs propres documents.
  3. L'apostille ne dispense pas de la traduction assermentée MAEC : apostille d'abord, traduction ensuite.

Chez Textualia, nous traduisons les documents canadiens —certificats de la GRC, actes du Directeur de l'état civil, diplômes, procurations— de l'anglais et du français vers l'espagnol, avec la signature d'un traducteur assermenté habilité par le MAEC et une revue préalable du dossier : si votre document arrive sans apostille ou avec l'apostille du mauvais organisme, nous vous le disons avant de commencer.

Calculez votre devis

Besoin d'une traduction assermentée ?

Obtenez votre devis instantané

Pages :

1 page = 300 mots maximum

Délai

Nous envoyons aussi une copie papier si votre démarche l'exige

Calcul en cours…

Paiement sécurisé avec Stripe · Vous recevrez immédiatement une confirmation par email.

Besoin d'aide ?