3. La glyptique cylindrique : les sceaux-cylindres
La fonction des sceaux-cylindres était de servir de marques de propriété personnelle et de renseigner sur le contenu des jarres. Ils étaient utilisés sur les bouchons de l'ouverture de celles-ci, au verso des contrats inscrits sur tablettes, ainsi que sur divers récipients.
Les sceaux-cylindres furent une invention typiquement mésopotamienne, dont l'apparition se situe dans les cultures de Samarra et de Hassuna, au nord de la Mésopotamie. On y a trouvé des sceaux de pierre, circulaires ou ovales, à décor réticulé. Mais la décoration figurative la plus développée, la représentation d'animaux comme les antilopes ou les chèvres, apparaît à la période de Halaf.
Les sceaux-cylindres sont généralement en calcaire, et même en pierres semi-précieuses comme le lapis-lazuli ou la cornaline, voire en métaux précieux.
Leurs dimensions ? Entre 4-5 cm et 10-12 cm de hauteur.
À la période d'Obeid septentrionale, on a trouvé des empreintes à décor à la fois géométrique et naturaliste, où la figuration humaine est également présente.
À la période de Gawra, la décoration se développe en passant d'un style principalement géométrique à un style naturaliste, comprenant des scènes regroupant des figures. Le sceau prend la forme d'un bouton circulaire plat avec un petit appendice de préhension. La nouveauté du sceau-cylindre n'affecta pas le développement sigillographique de Gawra, qui l'ignora totalement.
La période d'Uruk prédynastique offre, à côté de l'invention du sceau-cylindre, une série de formes diverses où le sceau-bouton a déjà disparu : sceau bombé, semi-cylindrique, etc.
Les motifs représentés sont traités en relief plat sans aucun modelé. Ils se caractérisent par l'emploi de séries de demi-sphères pour construire la figure, celle-ci étant un agrégat de celles-ci. Les thèmes principaux sont les félins et les quadrupèdes en général, accroupis, la queue relevée, en position héraldique, encore disposés avec un sens de la symétrie.
La glyptique sur sceau-cylindre apparaît à Uruk V et IV. Plus tard, ce procédé semble s'être étendu au reste du pays, la plupart des sites livrant des cylindres contemporains d'Uruk III.
Les empreintes d'Uruk V et d'Uruk IV sont semblables.
Le passage à la phase de Djemdet Nasr (Uruk III) marque une série de nouveautés, comme la dualité observée entre des cylindres qui suivent la voie traditionnelle, marquant clairement la continuité d'une période à l'autre, et ceux dans lesquels se manifeste une tendance nouvelle vers la stylisation et le schématisme, témoignant d'une production plus en série.
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